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La manif du 17 octobre est appelé par le CNDF (Collectif Nationale des Droits des Femmes) et femmes solidaires et soutenue par 90 organisations (associations , syndicats et partis politiques de gauche) en réponse à la crise et aux attaques du gouvernement.

 

On n’est pas sans savoir que malgré les grandes luttes féministes, notamment celles des années 70 avec le MLF (Mouvement de Libération des Femmes), les inégalités hommes/femmes persistent, les droits des femmes ne sont pas gagnés:

 

          -1 femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint ou ex conjoint

          -les femmes jeunes sont soumise à une double norme sexuelle : considéré comme filles faciles si elles sortent avec beaucoup de mecs, ou comme frigides et inintéressante si elles ne veulent pas coucher. Et si elles sont lesbiennes elles sont encore plus stigmatisées.

          -les femmes gagnent 24% de moins que les hommes à temps de travail et catégorie sociale égaux, mais 37% de moins si l'on tient compte des temps partiels.

          -elles représentent 80% des temps partiels, 59% des emplois aidés ou en CDD, 54% des chômeurs/euses inscrit-e-s au Pôle Emploi et 57% des chômeurs/euses non-indemnisé-e-s.

          -parce que les étudiantes sont davantage touché-e-s par la précarité, nombres d'entre elles sont amenées à se prostituer pour payer leurs études.

Quelque soit le niveau de diplôme, ce sont en grande majorité les femmes qui sont embauchées en temps partiel pour leurs premier emploi (23% contre 9% pour les hommes).

Et la crise que subit l’ensemble des travailleurs et des travailleuses touche en 1ère ligne les femmes et notamment les jeunes femmes. Les inégalités vont s'aggraver, et les droits des femmes vont passer à la trappe:

-elles risquent de voir leurs CDD non renouvelés (= licenciements)

-le gouvernement à tenter de supprimer 42% des subventions alloué au planning familial (un des seuls lieux accessible aux femmes jeunes pour parler de leur sexualité et un des rares centres gratuits)

- en raison des nombreuses suppressions de postes dans la fonction publique, des centres d'IVG (interruption volontaire de grossesse) ferment et les infirmeries dans les lycées sont menacées (la pilule du lendemain y est déjà peu accessible à cause du peu de moyens)

Les attaques actuelles sur les universités en sont un exemple. La réforme dite de la "masterisation", qui risque de placer le master comme diplôme de référence (le minimum acceptable) pour pouvoir accéder à un statut stable, va opérer une sélection sociale. Cela va toucher la majorité des étudiant-e-s, mais plus encore les étudiantes. En effet, même si les femmes réussissent davantage au BAC et font des études supérieures, les statistiques montrent que plus on monte dans le niveau d'étude, plus les hommes représentent une part majoritaire des diplômés.

Les attaques actuelles sur les lycées avec la réforme Darcos/Châtel en sont un exemple. Même si les filles réussissent davantage au BAC que les mecs, l’orientation sexué actuelle enferment les filles dans des filières soi disant de filles : sms, coiffure, littéraire, conduisant le plus souvent à des métiers mal payés et peu valorisés alors que les mecs sont orientés vers des filières comme les sciences durs …conduisant à des emplois mieux payés et plus valorisés. L’orientation active qui va toucher principalement les filles ne va qu’accentuer cet état de fait les dirigeant davantage vers un destin précaire.

C’est pour ça qu’on appelle à participer massivement à la manif du 17 octobre 14h30 bastille.

Il est temps de mettre un réel coup d’arrêt aux attaques en descendant massivement, nous les jeunes et surtout les jeunes femmes, dans la rue le 17 octobre.

C'est pour cela qu'un départ commun pour la manifestation est organisé à 13h00 devant le lycée Samedi 17 octobre. Venez nombreuses et nombreux !

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