6831_186713689501_719879501_3908636_6299750_nMardi 20 octobre, une journée d'action avait été appelée par les syndicats lycéens des organisations politiques de jeunes et des associations pour protester contre la casse de l'éducation. Les lycéens de Paul Lapie ont répondu à cet appel. Nous avons pour l'occasion bloqué le lycée et sommes parti en manifestation dans les rues de Courbevoie et de Levallois. Retour sur les événements de cette journée.


 

Sur la démocratie :

Certains membres de l'administration nous ont qualifié de fascistes. Connaissent il au moins la définition de ce terme ? Il paraît évident que non. Ce qui est certain c'est que le mouvement du 20 octobre s'est déroulé, de façon le plus  démocratique qui soit. Le blocage a été voté en assemblée générale, à laquelle été conviés tout les lycéens (et prévenus par tracts). Et puis enfin ce n'est pas nous qui bafouons les droits fondamentaux des lycéens en leur mettant la pression pour rentrer en cours, ce n'est pas nous non plus qui empêchons les gens de s'exprimer !

 

Sur les raisons du mouvement :

Si nous avons été aussi nombreux à bloquer le lycée et à partir en manifestation dans les rue de Courbevoie et Levallois c'est en réaction à la politique du gouvernement qui est une politique de casse de l'éducation. En effet  85 000 suppressions de postes d'ici 2012, soit 10% du corps enseignant. La réforme des lycées, appliquée l'année prochaine à toutes les classes, qui aura pour conséquence de casser la valeur nationale du bac, d'individualiser les parcours et de creuser un fossé entre lycées « d'élites » et lycées « poubelles ». C'est bac au rabais qu'on nous propose, déjà qu'il est dur aujourd'hui de s'en sortir avec le bac que ce passera-t-il demain ? C'est nos garanties collectives sur le marché du travail qui en partiront : salaires à la baisse par exemple ! Mais aussi contre les mesures sécuritaires : le gouvernement veut créer des brigades de police qui tourneront de bahuts en bahuts, c'est à dire que l'on supprime nos profs et qu'à la place on nous met des flics ! Tout ça, et on l'a bien vu le 20 octobre, pour nous empêcher de nous mobiliser contre la casse de l'éducation !


 

Sur la répression :

Les lycéens se sont, de façon pacifique, mobilisés pour leur éducation. Ils sont descendus dans la rue pour demander des moyens pour leur assurer un avenir correct. Et le gouvernement, qui disait vouloir dialoguer avec les lycéens, nous envoie les CRS ! Coups de matraques, coups de boucliers, gazage c'est ça le dialogue de Sarkozy ! Plusieurs lycéens se sont fait violenter de façon intolérable. Deux lycéens dont le seul tort était descendus pour leur droits se sont fait embarquer par la police ! Notre liberté d'expression a été bafouée violemment. Tout ça est intolérable !

 

Face à la répression

Si le gouvernement nous envoi sa police c'est bien qu'il veut nous empêcher de nous exprimer pour pouvoir faire passer sa politique destructrice sans soucis ! La meilleure des réponses possible est de ne surtout pas lâcher l'affaire, ce serait leur donner raison. Nous ne tolérons pas ces méthodes qui consistent à mater violemment et sans scrupules les lycéens qui ne font que défendre leur éducation, leur avenir ! C'est pour cela que nous appelons à une réunion du comité de mobilisation ce vendredi 23 octobre pour discuter des suites à donner au mouvement pour montrer au gouvernement que ce ne sont pas ses méthodes anti-démocratiques qui nous ferons reculer !

Tous à la réunion du comité de mobilisation vendredi 23 octobre à 18h pour discuter des suites à donner à ce mouvement !

Nous n'étudierons pas à l'ombre des matraques !

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Gendarmes à Levallois, où se sont fait réprimés les lycéens mobilisés de Paul Lapie et où se sont fait réprimer les lycéens mobilisés de Paul Lapie et Léonard de Vinci.